Archives du mot-clé kokoro

Qualifications et exigences requises pour les passages de grades

Les barrières entre les différents grades d’iaido ont toujours été relativement difficiles à cerner. Hors selon moi, avoir un objectif précis à atteindre permet de se focaliser sur certains points importants et se remettre en question plus facilement.
Je vais donc essayer de scinder le plus précisément possible les différents grades en fonction des exigences nécessaires. Cet article n’a évidemment rien d’officiel et est seulement basé sur des années d’observations ainsi que les explications données par différents sensei tels que Kishimoto, Kobayashi, Furuichi, Katsumata et Ogura Sensei.
Les passages de grades du 6ème au 2ème kyu se déroulant au sein de notre dojo, nous avons établi une liste de qualifications en accord avec notre perception de l’iai. Ces critères ne sont pas spécialement applicables dans d’autres dojos.

De 6ème à 1er kyu: « initiation à la voie du sabre »

6ème Kyu:
– Différencier des mouvements tels que nukitsuke, furikabute, kiritsuke,chiburi et nototsuke
– Effectuer des déplacements et des techniques en gardant les pieds parallèles

5ème Kyu:
Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
– Connaitre le scénario des katas ZNKR 1 – 2 – 6
– utiliser sa main gauche correctement lors des coupes à deux mains.

4ème Kyu:
Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
– Connaitre le scénario des katas ZNKR 3 – 4 – 5 – 7
– Effectuer un salut correct

3ème Kyu:
Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
– Connaitre le scénario des katas ZNKR 8-9-10-11-12
– Avoir compris le concept du Te no uchi

2ème Kyu:
Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
– Exécuter les 12 katas ZNKR en respectant les angles et les hauteurs de coupes.

1er Kyu
Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
– Effectuer de grandes techniques ( mouvements amples)

1er à 3ème Dan: « Apprendre à donner la mort »

1er Dan:
Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
-montrer un reiho correct ( posture, salut, attitude)
– exécuter les postures correctes ( pas d’erreur dans les gardes ainsi que dans
les trajectoires et hauteurs de coupes)
– exécuter un nukitsuke précis
– exécuter une coupe « rapide »
– exécuter un chiburi correct
– exécuter de grandes techniques

2ème Dan:
– ajouter une certaine  » puissance » et fluidité aux qualifications requises au 1er Dan

3ème Dan:
Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
– montrer une maîtrise technique parfaite des 12 kata.
– avoir une idée relativement précise de la position (distance) de l’adversaire

4ème et 5ème Dan: « Apprendre à préserver la vie »

4ème Dan:
Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
– être capable de montrer une extension de son âme dans les mouvements du sabre
– être capable de montrer un calme et une détermination sans équivoque
– exécuter une unité harmonieuse du KI KEN TAI
– exécuter une jo-ha-kyu correct ( augmentation du rythme)
– Le metsuke doit être correct

5ème Dan:
Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
– exécuter des mouvements fluides et contrôlés
– maîtriser simultanément kokoro et waza ( esprit/coeur/âme/technique)
– exécuter une respiration correcte

6ème Dan et +: « Atteindre le rang de Maître »

Satisfaire à toutes les exigences précédentes ainsi que :
– Exécuter les techniques avec un sabre tranchant
– Exécuter un kata vivant

L’iai vu par Ogura Sensei

« Le Iaido que vous pratiquez de votre mieux avec beaucoup d’enthousiasme est un art martial qui existe depuis à peu près 500 ans.
C’est un art qui a été fabriqué, dans le but de faire tomber son adversaire.
Il y a différents mots qui ont servi à définir cet art, comme le Batto Jutsu et le Iai Jutsu.
Donc, l’évolution historique de ce Jutsu s’est transformé en Michi, le DO, « la voie ».
L’évolution de cet art martial s’est faite à partir de la base qui consistait à renverser ou détruire l’adversaire.
Et la transformation en voie du Iaido, finalement s’est transformé en un art pour soi-même, soi-même évoluer et travailler son cœur.
C’est aussi, considérer son partenaire comme un partenaire, mais plus comme un adversaire à tuer.

L’un des buts principaux, c’est de travailler son propre CŒUR et son ESPRIT.
Dans la longue histoire de l’évolution du Iaido, ce qui compte aujourd’hui n’est plus la compétition en tant que telle, le fait de gagner, le passage de grade ; ce n’est pas ça l’essence.
Le fait d’évoluer et de faire des compétitions en tant que tel pour monter en grade, c’est une évolution d’un processus, ce n’est pas un but en soi.
Ce qu’il faut, c’est avoir du plaisir dans ce processus, il fait évoluer en grade.
Le but n’est pas de dire : « Voilà ça y est, j’ai passé mon grade, j’y suis arrivé. » C’est juste un moyen, mais ce n’est pas la finalité.

Le but c’est de s’impliquer de façon fondamentale et profonde pour évoluer dans son art.
En pratiquant l’art martial, le Iaido de façon vraie et fondamentale, quand on avance, et on ne dit plus de mal des autres, on ne se vante plus « moi je, moi je… ». Tout ça disparaît et on arrive par avoir un Cœur vrai.

Le fait de faire des exercices de façon assidue, cela permet de travailler son Cœur, en apprenant de façon vraie, lesWaza permettent de travailler son Cœur.
Grâce à ce processus vous devenez des Êtres de Bien avec un grand « B » ; c’est-à-dire : vrai et juste.
Si vous n’arrivez pas à avoir le Cœur vrai, pur, vous ne pouvez pas faire correctement les Waza, ce n’est pas possible.
Il y a une façon d’enseigner. Un dicton des temps anciens dit que la façon d’utiliser le sabre est pure, si le Cœur est pur.
C’est la conséquence de l’état du cœur qui se reflète sur le sabre, c’est ça le Cœur de l’Esprit du Iaido.

Le sabre que vous utilisez, la personne qui l’a fabriqué, elle l’a fait avec tout son Cœur, avec toute sa personne. Donc, le sabre a une valeur.

Je voudrais vous raconter une histoire célèbre à l’époque SenKuDai, époque des guerres au Japon.
C’était un sabre tellement exceptionnel que maintenant, il est considéré comme « Trésor National ».
On n’exagère pas quand on dit que le sabre a été fabriqué avec le cœur de la personne.
Masamuné était quelqu’un de très connu au Japon dans le monde des arts martiaux.
Il avait 2 disciples très très bons qui sortaient du lot. Ces 2 disciples s’appelaient Muramasa et l’autre Sadamuré, c’étaient 2 disciples exceptionnels.
Un jour, Masamuné a proposé à ces 2 disciples de s’affronter pour gagner sa fille, donc la fille était l’enjeu de l’affrontement.
L’idée était que l’un des 2 disciples se marie avec sa fille pour prolonger la lignée de la famille.
Donc, les 2 disciples ont dû fabriquer un katana. Une fois finis, les katana ont été plantés dans une rivière qui passait à proximité de la maison du maître.
Puis, en amont de la paille a été jetée dans la rivière.
En descendant l’une des pailles a rencontré le sabre de Muramasa, et la paille a été coupée délicatement.
Par contre, au moment où la paille a rencontré le sabre de Sadamuré, elle s’est accrochée au sabre ; la paille n’a pas été coupée.
Le maître Masamuné a retiré le sabre de Sadamuré de la rivière, alors la paille a été coupée.
Donc, Sadamuré a dit « j’ai gagné la compétition » ; il pouvait se marier avec la fille. Il espérait continuer la lignée de la famille Masumuné.

Question de Ogura Sensei
Vous pensez que le maître a choisi lequel des 2 disciples ?
Le sabre qui a coupé la paille ?
Ou le sabre qui a coupé la paille en sortant la lame de l’eau ?
– Ceux qui pensent que c’est Muramasa, dont le sabre a coupé la paille correctement, levez la main ?
– Ceux qui pensent que c’est le sabre qui a coupé la paille en le sortant de la rivière, levez la main ?
C’est Sadamuré qui a remporté la main de la fille de Masamuné,
Donc, la différence c’est le Cœur, c’est-à-dire le premier avec la lame qui a coupé la paille. Mais pour le deuxième, ce n’est pas seulement que la lame, mais la façon de l’utiliser qui comptait. Ce n’est pas l’objet, mais la façon de l’utiliser, et c’est le Cœur qui est important.
Ce qui est le plus important pour un Samouraï, ce n’était pas d’avoir un sabre qui coupait correctement, c’est plutôt d’avoir un sabre que l’on va utiliser. C’est pour cela que l’esprit de la personne qui a fabriqué le sabre est très important.
Déjà à l’époque des guerres au Japon, le Cœur était important.

Vous me comprenez, mais vous savez déjà, je voudrais répéter ce qui est important pour le Iaido, c’est le Kokoro, leCœur.
Donc, ce qui est important, ce n’est pas de se combattre, de battre, mais c’est le fait de le faire de façon pacifique, c’est la paix qui ressort de la pratique.

Un des rêves, un des objectifs fondamentaux de l’art martial, c’est que tous les pratiquants d’art martiaux du monde s’entendent bien, qu’ils soient unis d’un même Cœur.
Il ne faut pas de distension entre les pratiquants, tout cela est pour contribuer à la paix dans le genre humain.
Il faut faire en sorte d’avoir le Cœur et le Corps qui soient ensemble, de façon à s’unir.
Ce qui est important dans la pratique des techniques, c’est surtout l’éducation du Cœur.
Donc, le but de la pratique du Iaido, c’est de viser à la perfection, aux progrès de l’être humain, de son caractère.
Ce qui est important pour les Samouraï contemporains d’aujourd’hui, ce n’est pas d’être bon, ou mauvais, au Iaido. C’est de savoir, si l’on a un Cœur bien au fond, un Cœur idéal, adapté.

Donc, vous avez déjà fait tous de votre mieux jusqu’à maintenant.
Mais, ce que je voudrais que vous cherchiez ; il faut pratiquer votre art martial en cherchant la direction du Cœur pour la pratique de l’art martial.
Donc, je voudrais que vous continuiez à éduquer votre Esprit et à le faire grandir dans la pratique.

Nous-mêmes Japonais, nous avons réussi à avoir des Dan.
Mais, nous avons aussi une longue pratique, depuis très longtemps, de façon intensive.
Et malgré tout, ce n’est pas fini.
Ce qui veut dire, que ceux qui pratiquent depuis longtemps, n’y sont pas encore arrivés, vous qui pratiquez dans la même direction, pour devenir des Samouraï véritables.
Donc, je voudrais que vous me permettiez de vous aider, de mon mieux, pour vous aider à avancer.

Bon courage.  »

 

 

Les concepts philosophiques de l’iaido

Les éléments suivants vous présentent une partie des valeurs et des concepts véhiculés par l’iaido. Ils sont développés au cours des entraînements et ne peuvent être convenablement compris que de cette manière.

DAI KYO SOKU KEI : Grand, fort, rapide,régulier :

– Ce sont les quatre caractéristiques générales les plus importantes dans la technique du sabre long : Exprimées dans l’ordre, elles seront mises en relief auprès des débutants. Tout d’abord, l’accent est mis sur de grandes actions, ensuite lorsqu’elles sont grandes, elles peuvent devenir fortes. Une fois que la sensation de force interne s’est développée, la vitesse peut-être graduellement augmentée sans précipitation et sans hâte. Puis, une fois que les techniques sont grandes, fortes et rapides, elles peuvent être rassemblées dans une méthode continue et régulière, séparées seulement par un Kime correct.

ENZA NO METSUKE :

– Contemplation des montagnes lointaines. Cela veut dire diriger le regard à une certaine distance, sans fixer aveuglement, mais plutôt en regardant toutes les choses également. Il n’est pas nécessaire de regarder chaque petit détail de l’ennemi, aux dépens de l’ignorance d’autres menaces. Il est seulement nécessaire de percevoir sa distance et sa vitesse d’exécution. L’ennemi devant nous sera au centre de notre champs de vision, mais ne sera pas le point visuel convergent. Ce qui explique les paroles de Musashi:  » la perception est forte et la vue est faible. ». C’est une partie de Fudoshin.

FUDOSHIN :

– Ce terme peut-être traduit diversement comme, esprit sans entrave, esprit non arrêt. Il a été mieux décrit par des maîtres éclairés tel que Yagyu Munenori et des maîtres Zen tel que Takuan Soho. Il se réfère aussi avec Shi Shin. Cet état a un rapport quand l’esprit est libre de percevoir toutes choses, quand il n’est pas entravé en étant retenu par des pensées conscientes (Fushin).

FUKAKU :

– C’est une particularité du caractère/de l’attitude du budoka expérimenté. Elle se développe au cours des années d’entraînements rigoureux. Elle est impossible à décrire, mais avec l’expérience, elle devient reconnaissable chez les autres.

FUSHIN :

– L’esprit arrêté. Quand il est entravé par la peur, le doute ou, distrait par des réflexions logiques et conceptuelles (intellectualisation), l’esprit n’est pas libre de répondre aux circonstances.

JO HA KYU :

– Ce terme dérive de la forme dramatique du théâtre Nô. Il décrit les actions en totalité et sur une échelle de minutes. Il se traduit comme la préparation, le développement, et la conclusion.

Sa signification est dans le temps d’exécution, une accélération graduelle avec une sensation de pression croissante jusqu’à son maximum quand le mouvement s’arrête. Le déplacement des pieds (Ashi Sabaki) du Nô et du Kendo sont très semblables, comme le sont, à cet égard, les formes dramatiques des pièces de Nô et les Kata de Iaido.

KASSO TEKI :

– Approximativement traduit, cela désigne un adversaire imaginaire. En effet, cela ne se réfère pas seulement à la distance et à la position, mais quels effets produira votre action ; Par ex : après une coupe infaillible, est-ce que l’ennemi va tomber en arrière, s’écrouler sur place, basculer sur un des côtés.

En d’autres termes, toute la logique de votre action est en relation avec la taille, la position et le mouvement de vos adversaires.

KIGURAI :

– Le maintient, le comportement. La supériorité qui vient avec la connaissance de l’utilisation du sabre. Mais ce n’est pas de l’arrogance. C’est la caractéristique qui ferait obstacle, en dernier lieu, à tout agresseur potentiel et audacieux, de porter une attaque.

KI KEN TAI ICHI ( SHIN GI TAI ICHI ) :

– L’esprit, le sabre et le corps ne font qu’un. C’est la coordination de toute la personne du sabreur dans un engagement total. En premier, c’est la chorégraphie de frapper du pied en même temps que la coupe et le souffle. Plus tard ils deviennent inséparables, une seule entité.

KIRYOKU :

– Forte détermination : Quand l’attaque est caractérisée par un Ki ken tai Ichi, un Jo Ha Kyu et un Seme et, si le sabreur démontre un Kigurai et un Fudoshin ; il y aura une telle impression de ne pas pouvoir arrêter cette attaque, que l’ennemie ne pourra pas résister. C’est Kiryoku.

KOI GUCHI NO KIRI GATA :

– Manière de couper la « bouche de carpe ». C’est la technique de déblocage de la Saya ; ce qui veut dire, la vitesse des mains arrivant à la Tsuba et à la Tsuka, la position et la manière de pousser en avant la Tsuba, la vitesse de la prise de la main gauche et de la droite quand on commence à dégainer.

KOKORO :

– Il n’y a pas un mot unique en Français pour ce terme. Il est souvent traduit comme l’esprit, le coeur, et même l’honneur. C’est l’attitude de franchise et d’honnêté qui inculque la confiance et le respect.

RIAI :

– Signification ou, logique. Ce qui veut dire, la compréhension de ce que vous vous destinez à faire. En grande partie, c’est Kasso Tekki, mais cela n’inclut pas seulement l’ennemi à trancher, mais les obstacles à éviter, la position des autres personnes proches qui ne sont pas impliquées, et tous les autres points spécifiques qui sont fixés par la forme.

SATSU JIN KEN / KATSU JIN KEN :

– Quand le sabre est employé sans réflexion, ou sans discipline, sans discernement : Cela est destructeur; En conséquence, nous appelons cela le sabre de prise de vie – Satsu Jin Ken. Quand d’autre part, le caractère développé du sabreur expérimenté le rend capable de traiter pacifiquement les affaires, et sans utiliser sa capacité de résoudre les choses en utilisant la violence, nous appelons cela le sabre du don de la vie – Katsu Jin Ken.

SAYA NO UCHI NO KACHI :

– La victoire dans la Saya. C’est l’ultime objectif du sabreur, obtenir la victoire tandis que le sabre n’est pas dégainé.

SEI TO DO :

– Sang-froid et mouvement. Quelque soit l’activité du corps, la pensée et l’esprit doivent rester calmes, sans montrer vos intensions à l’ennemi.

SEME :

– Poussée, ou plus exactement, pression. La sensation de retenir l’adversaire, ou mieux, de le maintenir à terre. En contrôlant les mouvements du corps et du sabre avec une sensation de repousser et de peser sur l’adversaire qui peux mieux être maîtrisé, et en permettant au sabreur de contrôler la situation à son avantage, tout en réduisant les ouvertures (Suki ) dans lesquelles il pourrait attaquer.

SHU HARI :

– Les trois étapes dans le développement complet du sabreur :

  • Shu : Étape d’apprentissage durant laquelle les élèves suivent en détail les instructions des professeurs sans se poser de question.
  • Ha : Étape pendant laquelle l’élève expérimenté regarde plus loin les enseignements de son Sensei, pour une compréhension plus juste et plus profonde. A ce stade, il est possible d’enseigner à des élèves qui sont encore dans la section Shu.
  • Ri : Étape existant quand la compréhension est suffisante pour pouvoir se trouver seul comme un professeur compétent dans ses propres droits.

Ces trois étapes dont considérablement imbriquées, particulièrement les deux premières.

Dans le système actuel des grades, le Renshi se rapproche de l’étape de transition du Shu au Ha, le Kyoshi du Ha à Ri, et le Hanshi étant Ri.

TACHI KAZE :

– Le vent du sabre :

Le vent du sabre se réfère ici au bruit fait par le sabre lorsqu’il coupe. Quand la coupe est correctement dirigée, le bruit indiquera où se trouve l’adversaire, et ainsi, pour l’adversaire lui-même, le sabre paraîtra silencieux.

TAI CHI TAI BUN :

– Entendre avec votre corps, réfléchir avec votre votre corps ( à l’opposé de vos oreilles et de votre mental ). Ce qui veut dire, se fier aux organes des sens pour percevoir les informations est superficiel, de même que de penser intellectuellement à la technique est sans pertinence. L’étude du sabre devra être sentie et absorbée par tout le corps et, apprise par l’expérience de la pratique et de la vie.

ZANSHIN :

– C’est un autre mot qui ne peut pas être traduit en Français. Il est souvent traduit comme conscience, mais ce n’est pas tout à fait juste. La conscience de ce qui est autour, des menaces potentielles, des dangers potentiels,etc, en sont une partie. Il est plus en rapport avec l’état d’esprit après avoir fait une action. Il est caractérisé par le Kamae, ou le Shisei, le Seme, la projection du KI, et la continuité du souffle (où le Kiai serait approprié ) après la coupe.

Cependant c’est un terme difficile à apprécier. C’est demeurer détaché de la victoire après l’obtention de celle-ci, et en même temps, c’est conserver le même état de préparation après l’achèvement de l’action. Encore que ceci ne soit qu’une partie de la définition de ce mot.